Classement des aliments par acidité: l’indice PRAL

Un article de haute importance informative manquait jusqu’à présent sur ce site, et je vais corriger cela avec ce qui suit : une classification des aliments en fonction de leur caractère acidifiant ou alcalin.

Le sujet a déjà été évoqué dans l’article « Les 3 types d’aliments », mais un regroupement des aliments faisait défaut.

Pour ce faire, il est nécessaire de présenter une notion importante, souvent reprise pour caractériser un aliment : la notion d’indice PRAL.

L’indice PRAL :

Le PRAL est un indice mis au point par deux spécialistes allemands, Thomas REMER et Friedrich MANZ, afin de mesurer le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment. Pour imager, il est représentatif de l’effet sur le pH des urines après ingestion de l’aliment à évaluer. Le Potential Renal Acid Load (ou « charge rénale acide potentielle » en français) se mesure en milliéquivalents et permet d’évaluer la charge acide pour 100g d’un aliment par sa teneur en minéraux et la quantité de protéines présentes.

L’indice additionne ainsi les minéraux acides et retranche les minéraux basiques, en tenant compte du coefficient d’absorption intestinale, et évalue l’excrétion moyenne en sulfates par la quantité de protéines.

Un résultat positif (supérieur à zéro) classe l’aliment dans la catégorie « acidifiant », alors qu’un indice négatif indique que l’aliment est alcalinisant.

Un aliment neutre est caractérisé par un indice nul (= 0).

Vous trouverez ci-dessous un tableau des indices PRAL de nombreux aliments courants, adapté des études menées par Thomas REMER et Friedrich MANZ pour 100g d’aliments :

Indice PRAL

Indices PRAL des aliments

Vous pouvez par ailleurs télécharger le tableau en format pdf via le lien suivant : Tableau des indices PRAL

Le PRAL semble alors confirmer et valider par la science quantité de théories des nathuropathes, avec les viandes, poissons, laitages et céréales classés dans la catégorie acidifiants, alors que les légumes sont bien classés dans la catégorie des alcalinisants.

Le PRAL : ses limites …

Attention cependant, le PRAL, bien qu’intéressant pour de premières estimations, n’est pas totalement représentatif de la réalité. Certaines données ne sont en effet pas prises en compte, comme la teneur en bicarbonates et citrates, et les valeurs retenues pour les quantités de protéines sont basées sur une proportion moyenne en acides aminés soufrés, qui n’est donc pas représentative de tous les aliments.

Il est également important de rappeler que face aux acides, nous n’avons pas tous la même capacité métabolique, qui est directement dépendante de la vitalité de la personne, du climat, des activités physiques, …

C’est ainsi qu’on retrouve certains aliments connus en tant qu’acidifiant (confiture, café, …) apparaître dans le tableau PRAL comme étant alcalinisants. Les amandes sont par exemple un cas typique inverse : un indice PRAL positif (acidifiant) alors qu’elles sont connues pour être de très bons alcalinisant! Sans compter le coca cola, fort acidifiant, dont l’indice ressort quasiment neutre avec +0.4…

Heureusement, ces cas restent assez limités sur l’ensemble des aliments présentés et l’indice peut continuer de représenter une très bonne base pour équilibrer ses menus. Quelques années supplémentaires de recherches seront néanmoins nécessaires pour cerner et donner une image complète du problème de l’équilibre acido basique.

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