Les 3 types d’aliments

Réaliser l’importance du lien entre l’alimentation et l’état de santé, et en comprendre les mécanismes, sont des points fondamentaux pour commencer à reprendre en main son bien-être.

Une fois cette étape acquise, il faut pouvoir différencier les types d’aliments qui acidifieront le terrain de ceux qui contribueront à le ré-alcaliniser.

Il existe certains outils qui permettent d’évaluer le degré d’action acidifiante d’un aliment, comme le PRAL par exemple, mais les conclusions tirées de ce type de mesure sont souvent controversées. Je reviendrai sur cet outil dans un autre article.

Voyons donc sans plus tarder ces trois catégories :

  • les aliments acidifiants,
  • les aliments alcalinisants,
  • les aliments acides.

Les aliments acidifiants:

La première catégorie est représentée par les aliments acidifiants ou, dans d’autres termes, « producteurs d’acides ». Ils vont en effet apporter lors de leurs transformations des substances et autres résidus qui viendront acidifier l’organisme.

Parmis ces aliments, on va retrouver en grande partie ceux qui sont riches en protéines, comme les viandes, volailles, poissons, oeufs, charcuteries, fromages et produits laitiers. Ces aliments riches en protéines contiennent des minéraux acides comme du phospore et du soufre, et entraînent lors de leur dégradation des produits comme par exemple, de l’acide urique. Les légumineuses, riches en protéines présentent les mêmes conséquences, à l’exception de tous les types de haricot.

On retrouve également dans cette catégorie les aliments riches en graisses.Qu’elles soient d’origine animales ou végétales (huiles), les graisses, lorsqu’elles sont consommées en grandes quantités, peuvent donner de l’acétone, de l’acide cétonique et d’autres acides.

Un troisième groupe d’aliments acidifiants est constitué par les céréales. Qu’elles soient complètes ou raffinées, les céréales sont acidifiantes, bien que les raffinées le soient davantage. On va aussi retrouver ici le sucre blanc, le sucre blanc raffiné et tous les aliments qui en contiennent, comme les bonbons, jus de fruits sucrés, pâtisseries, sodas,…

 Les fruits oléagineux, à savoir les noix, noisettes, noix de cajou, de pécan, mais aussi les graines de tournesol, de sésame ou de courges ont de fortes teneurs en graisses, protéines, phosphore et soufre, ce qui les classe donc au même rang que les aliments présentés ci dessus. Attention cependant, parmi ces fruits oléagineux, l’amande et les noix du Brésil font exception et sont quant à eux alcalinisant…

 Enfin, il ne faut pas oublier de mentionner le café, le thé, le vin et le cacao, très riches en purine qui seront transformées en acide urique par la suite.

Pour résumer, une liste non exhaustive des aliments acidifiants :

  • les viandes, volailles, poissons, fruits de mer, œufs, charcuteries
  • les fromages et produits laitiers
  • les légumineuses (soja, arachides, fèves,…)
  • les graisses animales et végétales (notamment les huiles raffinées ou durcies comme les margarines)
  • les céréales et aliments à base de céréales (pain, pâtes, flocons,…)
  • les fruits oléagineux
  • le café, thé, vin
  • le cacao
  • le sucre blanc
  • les sucreries comme les sirops, bonbons, confitures, pâtisseries,…
  • Les boissons industrielles à base de cola

 

Les aliments alcalinisants :

Les aliments alcalinisants sont riches en bases et ne contiennent pas ou très peu de substances acides. De plus, ils ne produisent pas d’acides lors de leurs diverses transformation pour être utilisés par l’organisme.

Parmis ces aliments, on trouvera notamment tous les légumes verts et colorés (à l’exception de la tomate), ainsi que les pommes de terre, très alcalines. Ces dernières sont d’ailleurs assez bien connues pour leurs vertus anti-acidifiantes de part leur jus, très utilisé en cas d’aigreurs d’estomac ou d’ulcères. Dans un régime alcalinisant, la pomme de terre remplacera aisément et de manière avantageuse les céréales.

A noter que les légumes seront alcalinisants qu’ils soient consommés crus ou cuits.

Les amandes, bananes, fruits bien mûrs (l’acidité des fruits tend à disparaître avec sa maturation) ou secs (dattes, raisins non traités au soufre pour conservation) sont également de très bons alcalinisant.

Malheureusement, ces aliments ne sont que peu consommés dans notre alimentation, et ne servent souvent que de plats d’accompagnement voire de décoration… Ils sont cependant à privilégier car plus on en mange, plus on s’alcalinise.

Ci dessous une liste non exhaustive des aliments alcalinisant :

  • Tous les légumes verts : haricots verts, courgettes, épinards, salades, chou… qu’ils soient crus ou cuits
  • Tous les légumes colorés (sauf les tomates) : carottes, courges, betteraves,…
  • Les châtaignes, les dattes, les amandes
  • Les fruits secs, sauf ceux au goût acide comme les abricots.
  • Les bananes
  • Les graines germées
  • Les pommes de terre, l’avocat
  • Le maïs
  • L’huile pressé à froid
  • Les boissons à la purée d’amande

 

Les aliments acides :

Et voici la dernière catégorie, sur laquelle une généralisation des effets ne peut plus se faire… En effet ces aliments auront un effet acidifiant ou alcalinisant suivant la personne qui les consomme. Ils ne pourront donc pas être classés en fonction de leurs effets sur le corps. Ce sont leurs caractéristiques propres, comme le pH ou le goût acide qui les qualifieront d’aliments acides.

Certaines personnes présentent des problèmes métaboliques et une faiblesse d’activité enzymatique (voir l’article « les causes de l’acidification »). Les acides de cette catégorie d’aliments ne seront pas ou mal oxydés par ces personnes, et des déchets acides s’accumuleront dans les tissus. Ils auront donc pour eux un effet acidifiant.

A l’inverse, chez les personnes ayant une activité métabolique et enzymatique efficace, les acides seront transformés en gaz carbonique facilement rejeté par les poumons, et l’organisme pourra bénéficier des propriétés basiques des minéraux fortement présents dans ces aliments, comme le potassium, magnésium, calcium,… Il y aura alors un effet ré alcalinisant.

Le jus de citron par exemple, fait partie de cette catégorie. On comprendra alors pourquoi les cures de citron, souvent préconisées comme « remèdes de grand-mère » peuvent s’avérer très efficaces chez certaines personnes, ayant une bonne oxydation des acides faibles et permettant ainsi la récupération de quantité d’éléments alcalins, et inefficaces chez d’autres.

Voici des exemples d’aliments acides :

  • les agrumes (pamplemousse, citron, mandarine, orange), le jus de citron,
  • les petits fruits acides (groseilles, framboises, fraises)
  • les fruits doux en excès (melon, pastèque)
  • le vinaigre
  • les fruits peu mûrs.
  • Jus de fruits
  • légumes acides (tomates, rhubarbe)
  • petit lait non consommé de suite
  • yaourts, fromage blanc peu égoutté

Mais attention !

A la vue de ces catégories, on s’aperçoit très vite que les aliments acidifiants constituent une grande partie de notre alimentation quotidienne, et on pourrait être tenté de les supprimer. Ce serait une grave erreur, car ces aliments de base très riches en protéines sont absolument nécessaires au fonctionnement de notre corps. Outre l’apport d’énergie indispensable, ces protéines permettent également la bonne fixation des minéraux basiques dans les tissus.

Il convient donc de ne pas supprimer de son régime alimentaire ces aliments, mais d’en contrôler/diminuer la quantité, et de contrebalancer leur apport par une quantité suffisante d’aliments alcalinisant.

Bien qu’un article reviendra plus en détail sur les bases du régime, on peut d’ores et déjà noter que les aliments alcalins devront représenter 60 à 80% de l’alimentation d’une personne en déséquilibre. Pour les quantités à adopter pour les aliments acides, cela dépendra de l’individu et de sa capacité à les métaboliser. Les bases apportées seront alors suffisantes pour neutraliser les acides sans surcharger le travail des systèmes tampons.

De plus, attention à ne pas faire l’amalgame entre la qualité nutritionnelle et l’acidité! Car on pourrait croire que les résidus acides ne sont laissés que par des aliments de mauvaise qualité… Pour se persuader que cette idée est fausse, on peut prendre l’exemple des poissons gras, riches en protéines et en oméga 3 indispensables à une bonne santé. Malgré sa « bonne qualité nutritionnelle », le poisson laisse des résidus acides dans l’organisme et est donc acidifiant…Ce n’est donc pas un mauvais aliment, mais il faudra toujours le compenser avec une quantité adéquate de végétaux.

 

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