Les 6 causes de l’acidification

Avant de commencer à lister les différentes causes d’acidification, il est important de comprendre que face aux acides, nous ne sommes malheureusement pas tous égaux.

Certaines personnes sont mieux armées pour faire face aux acides, leurs systèmes tampons fonctionnent bien et ils peuvent transformer facilement (grâce notamment à de plus grandes réserves minérales) les excès d’acides. Avant de s’acidifier et d’en ressentir des conséquences, ces personnes doivent s’être exposées aux sources présentées ci dessous pendant de longues années de manière très régulière. Les troubles ne se manifesteront peut être que tardivement, voire même jamais.D’autres personnes au contraire, sont plus sujettes à s’acidifier facilement et le moindre écart ou la moindre source de contrariété peuvent provoquer chez elles des troubles liés à l’acidification. Souvent le lien est rapidement fait entre la source et le trouble chez ces personnes très sujettes.

Mais pour pouvoir se positionner soi même face à l’acidité, il faut bien évidemment connaître et reconnaitre les causes d’un excès d’acides.

On pourrait résumer les causes en 6 grandes parties:

  • L’alimentation
  • Les carences
  • Les problèmes métaboliques
  • La sous oxygénation
  • Le surmenage physique
  • Les états d’humeur

Petit tour d’horizon des ces facteurs…

  • Une alimentation acidifiante

 L’alimentation est une des causes ayant le plus de poids dans l’acidification de notre organisme. En effet la majorité des aliments qui composent notre alimentation moderne est constituée d’aliments acidifiants. Combien d’entre nous consomment régulièrement café, sucreries, céréales raffinées, viandes, lait, pâtisseries, pain (hum le bon sandwich jambon beurre, ou steak américain avec son supplément de ketchup!). Les repas traditionnels sont souvent composés de viande, farineux puis dessert sucrés. Légumes et salade verte, quant à eux, ne font office que de léger accompagnement, voire de décoration.

Ce régime acidifiant donc, suivant souvent un mode de consommation «sur le pouce» (d’où une «ingurgitation» rapide et une mauvaise digestion non efficace laissant beaucoup de déchets), est intervenu très récemment au regard de l’évolution de notre espèce. Il y a peu, notre ancêtre chasseur-cueilleur consommait bien entendu de la viande, issue de sa chasse, mais également de grosses quantités de végétaux, légumes, fruits, … Les nourritures raffinées, sucreries, pâtes sont des aliments totalement absents de son régime, et l’Homme moderne n’est pas programmé génétiquement pour faire face efficacement à ce mode de consommation, le génome n’ayant pu s’adapter en si peu de temps à l’échelle de l’évolution…

Comme on a pu le voir ici, le corps va donc tenter de transformer les résidus acides issus de la dégradation des aliments par d’autres éléments, alcalins, qu’il peut puiser dans les aliments basiques tels que les légumes, les bananes, les fruits mûrs ou secs (ceux la donc que l’on consomme le moins). Ainsi, si notre nourriture acidifiante n’est pas sans cesse contrebalancée par des aliments basiques, les systèmes tampons devront faire appel aux réserves minérales du corps entrainant la déminéralisation et l’acidification.

  • Carences

On parle principalement ici de carences en vitamines et oligo éléments.

En effet, pour que les transformations des différentes substances chimiques produites ou ingérées, se réalisent, la présence et le travail de différentes enzymes est nécessaire. Celles-ci vont permettre par une série de transformations de modifier la substance de base, et à chaque étape correspondent des enzymes différentes. Cependant, pour qu’elles puissent réaliser leur tâche, le corps fait nécessairement appel à ce qu’on pourra appeler des « activateurs d’enzymes », et qui sont en fait les vitamines, minéraux et les oligo éléments.

Les transformations sont réalisées en chaînes; de chacune d’elles résultent des sustances intermédiaires qui seront à leur tour transformées jusqu’à la réaction chimique finale. Mais ces substances intermédiaires sont majoritairement des acides (acide pyruvique, lactique,…). Lorsque les activateurs d’enzymes sont absents ou en trop faible quantité, les transformations mettent beaucoup plus de temps à se réaliser voire ne peuvent être complètes. Les intermédiaires acides ne sont alors pas ou mal traités, favorisant ainsi l’acidification du terrain…

Dans nos sociétés modernes, les carences sont largement possibles malgré une suralimentation. En effet, les vitamines et oligo éléments sont nativement présents en petites quantités dans les aliments. Mais le problème ne vient souvent pas du fait que les quantités d’aliments ingérées sont trop faibles, il est en général dû à la soustraction de ces vitamines, minéraux et oligo éléments lors du traitement des aliments, du raffinage ou sont même détruits lors de l’industrialisation pour des raisons sanitaires et leur conservation.

  • Problèmes Métaboliques

Cela regroupe toutes les déficiences de l’organisme pour transformer de manière suffisante les acides, soit dues à des carences diverses, soit par des dysfonctionnements.

Une élimination insuffisante par les urines, la transpiration ou la respiration (qui représentent à eux trois une grande partie de la dés-acidification) peut être due à des problèmes aux niveaux des reins, des glandes sudoripares ou des échanges pulmonaires.

De même une faiblesse de certaines glandes digestives, parmi lesquelles on retrouve les glandes salivaires (qui tentent de neutraliser les acides par la salive), les glandes hépatiques (foie), et les glandes pancréatiques, peuvent être à la source d’une mauvaise alcalinisation de la nourriture ingérée. Les acides issus des aliments, des différentes transformations ou même des sucs gastriques nécessaires à ces transformations, seront mal ou pas neutralisés et s’accumuleront alors dans les tissus.

Pour déterminer si vous êtes sujet à une faiblesse métabolique face au acide, vous pouvez creuser les pistes de l’article « Etes vous sensible aux aliments acides? ».

  • Sous oxygénation

Dans la cause « carences » ont été évoquées les transformations chimiques. Ces transformations nécessitent la présence d’oxygène pour oxyder les acides.

Pour vivre, tout le monde respire, cependant les quantités d’air inhalées et l’utilisation de l’oxygène sont différentes suivant les personnes et leurs comportements. En mettant de côté les variations de capacité thoracique d’un individu à l’autre, on peut facilement distinguer les personnes ayant des activités physiques régulières des sédentaires. Les premières ont un mode de vie qui fait appel à un échange régulier et profond d’air, tandis que chez les seconds, les échanges se limitent au strict minimum. Les premières utilisent donc pleinement leur capacités pulmonaires permettant un apport important d’oxygène pour l’« oxydation » des acides issus des transformations.

De plus ces molécules d’oxygène doivent être présentes et disponibles dans tous les tissus, pour nos cellules, et seront pour ce faire acheminées par les liquides organiques. La qualité de ces liquides « transporteurs » est alors primordiale, car un environnement encombré de déchets et une vitesse de circulation faible par exemple rendront difficile l’accès aux cellules, entrainant leur sous-oxygénation.

  • Surmenage Physique

Faire de l’exercice, du sport et s’oxygéner : oui! C’est l’une des composantes principales d’une bonne santé. Les éliminations par la transpiration et la respiration sont accrues, et l’oxygénation abondante permet de neutraliser de manière efficace les différents acides et produire ainsi de l’énergie.

Mais attention aux excès!

Lors d’un effort intense, de l’acide lactique est produite en trop grande quantité, et l’élimination trop importante de liquides par transpiration entraîne la perte de sels minéraux et d’oligo éléments, nécessaires aux transformations biochimiques des acides. Des déchets s’accumulent dans les tissus et les muscles, dus à une mauvaise circulation résultant de la fatigue. La sous oxygénation des cellules s’installe et l’acide lactique est mal transformée, se stocke dans les muscles entraînant crampes et courbatures.

Le travail intense, les insomnies / manque de sommeil, ou les endormissements tardifs produisent ces mêmes résultats par production en excès d’acide lactique qui s’accumulent dans les tissus et muscles. Les personnes concernées sont alors généralement fatiguées et mettent beaucoup de temps à récupérer. Cette seule présence d’acides les épuisent sans aucun effort physique.

  • États d’humeur

Heu …C’est à dire?? Et bien on va tout simplement regrouper dans cette catégorie le stress, le surmenage psychique et intellectuel, les paroles, émotions ou pensées « acides » comme la colère, la violence,…

Face à ces états, nous ne sommes pas tous égaux. Pour le stress par exemple, certains savent le gérer, le surmonter facilement, là ou d’autres ont de réelles difficultés à y faire face.

Les réactions du stress sont provocatrices de nombreuses modifications en nous. Le fonctionnement de l’organisme s’en voit perturbé (pression artérielle accrue, rythme cardiaque et respiration irréguliers et chaotiques, ou encore dérèglement du système digestif entrainant donc les difficultés de traitement des acides). Et le corps supporte mal des occurrences régulières de ces types de réactions, excessivement mobilisatrices d’énergie.

De plus, tout stress induit une production accrue d’hormones appelées hormones du stress parmi lesquelles on retrouve le cortisol, et il existe un lien étroit entre l’état d’acidité et le taux de cortisol dans le corps.

Enfin d’un point de vue indirect, la cohabitation constante avec le stress entraîne très souvent le besoin de consommation d’aliments caloriques, riches en sucres et en graisses, qui « calent », et qui sont donc majoritairement des aliments acidifiants

Tous ces points contribuent à l’acidification du corps. Or une accumulation d’acide provoque fatigue et chute de l’humeur. Un cercle vicieux peut s’enclencher d’où l’importance de pourvoir maitriser ou influer sur ses émotions et états d’humeurs.

Pour poursuivre …

Dans l’article « Les 3 types d’aliments », vous retrouverez en détail la description des aliments acidifiants, largement consommés aujourd’hui et à la source de la première cause présentée ci-dessus. On verra ainsi quels sont les aliments qui leur sont complémentaires pour maintenir l’équilibre, source de santé et bien-être.

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