Les bases du Régime – Part 1

Maintenant que vous vous êtes familiarisés avec les différentes notions et principes de l’équilibre acide base du métabolisme, il est temps de présenter comment le respecter !

Nota : cet article est rédigé en deux parties.

Donc… que pourrait-il bien se cacher derrière ces grands mots « Régime  ACIDE BASE » ? Une fois que vous avez compris les mécanismes, on pourrait dire que tout est dit! Le reste n’est en grande partie que bon sens et le terme « régime » (souvent synonyme de « restriction », « dur labeur » ou « un régime de plus, un !») n’en est pas vraiment un.
On pourrait plutôt dire qu’il s’agit d’une nouvelle façon de penser son alimentation, et d’une certaine hygiène de vie à adopter. En fait, beaucoup de répétition avec tous les bons conseils prodigués un peu partout. Quand on connait la place occupée par les légumes dans la catégorie des aliments alcalinisants, et que « bouger plus » permet une meilleure élimination, on peut vite faire le lien avec tous les conseils de la médecine et de la nutrition sur leur importance au bon fonctionnement de l’organisme.

Pour appliquer les principes du régime, il conviendra tout d’abord de savoir se placer sur l’échelle de l’acidification : suis-je en fort/moyen/faible état de déséquilibre ?

En cas d’acidose chronique avancée, la première étape consistera en « une correction du terrain », c’est-à-dire rétablir le degré d’acidité du corps à son niveau d’équilibre. Pour les personnes étant déjà en bon état d’équilibre, l’effort se portera sur son maintien à travers quelques habitudes simples à mettre en place et conserver.

A ce propos, attention à ne pas confondre l’acidose chronique de faible niveau, tissulaire, représentative d’une acidification de l’organisme et dont il est question ici, avec l’acidose métabolique aigüe qui est, elle, un trouble grave dû à la baisse du pH dans le sang pouvant entrainer la mort.

La correction d’un terrain acidifié passera alors par plusieurs actions qui s’attaquent directement aux causes de l’acidification (lien vers l’article). D’une façon générale, on pourra découper le processus par les étapes suivantes :

  • La prise en main de son alimentation
  • L’élimination par l’hydratation
  • L’élimination par l’oxygénation et l’hygiène de vie.
  • La re-minéralisation

L’alimentation

La première étape est de mettre en place un régime alimentaire alcalinisant. Pour ce faire, il faudra régler son apport d’acides et toujours chercher à faire la part belle aux aliments alcalinisant à chaque repas.

Dès lors que l’on connaît ces aliments et que l’on sait les identifier (liste en cours de rédaction), il suffira de les mettre en quantité supérieure aux acidifiants et acides dans notre assiette. Les proportions varient un peu suivant les défendeurs des principes de l’équilibre acide base, mais d’une façon générale, considérer une ration de 60 à 80% d’aliments alcalinisants est une excellente base pour les personnes en déséquilibre. Dans tous les cas une portion de 50% sera un minimum, même pour les personnes en équilibre.

Cette manière d’élaborer ses repas peut être une révolution pour certaines personnes.

Beaucoup sont généralement trop habitués à consommer une viande (acidifiant) avec des céréales raffinées (pâtes, riz, pain blanc, qui sont acidifiants ) et une petite portion de légumes en « accompagnement ».  Ce mode de fonctionnement avantage gracieusement les acides et la quantité de bases alcalines consommées ne sera pas suffisante à leur neutralisation.

Limitez donc la consommation de protéines animales, d’aliments transformés et raffinés comme les fromages et les céréales, et augmentez vos portions de fruits (selon votre capacité à éliminer leurs acides faibles) et légumes à chaque repas, en privilégiant les légumes verts, qu’ils soient crus ou cuits. Préférez par ailleurs vous orienter vers les aliments frais, ainsi que vers les fruits et légumes de saison. Une consommation d’amandes et autres fruits secs sera aussi à privilégier, au regard de leur forte action alcalinisante.

Attention, on parle bien ici de « limiter » la consommation d’aliments acidifiants et non de supprimer ! Ces aliments restent nécessaires au fonctionnement de notre organisme et l’en dispenser entrainera inévitablement carences et autres problèmes plus graves. Tout est donc une question de proportions.

Lors de mes recherches sur le sujet, une phrase trouvée sur le site « femme.planet.fr » (dans un article dédié à la découverte du régime acide base) m’a marqué. Elle fait référence à un changement, voire une inversion de notre mode de penser : plutôt que de se demander «  avec quoi vais-je accompagner ma viande ? » préférez utiliser la question « avec quoi vais-je accompagner mes légumes ? ». Cette nouvelle façon de voir les choses est une excellente illustration du raisonnement à acquérir dans le régime acide base.

Ainsi, changez vos habitudes : au restaurant, prenez systématiquement des légumes en accompagnement, ne dégustez plus votre morceau de fromage de fin de repas sans une certaine portion de salade pour l’agrémenter, ou encore complétez votre sandwich jambon beurre de la pause déjeuner avec des crudités.

Cela doit devenir un réflexe.

Pour compléter son alimentation et aider les systèmes tampons en leur apportant davantage de citrates alcalins, la prise de compléments alimentaires (préparations alcalines) peut être un atout indéniable. Pour certaines personnes souffrant fortement des troubles d’acidité, cela peut même être indispensable. Il existe de nombreuses préparations de ce type, qui peuvent se présenter sous différentes formes (poudres ou comprimés), mais nous pouvons citer par exemple l’Erbasit, le Probase ou encore l’Alcabase. Le sujet de ces mélanges de bases minérales est trop important pour être traité ici, mais un article dédié y sera consacré.

L’élimination par l’hydratation

Une fois acquis les bons réflexes alimentaires, le corps possède davantage de bases pour neutraliser les acides ingérés. Mais comme on le sait, les causes de l’acidification résultent d’une mauvaise alimentation ET d’une mauvaise élimination des résidus acides non neutralisés.

Il va donc maintenant être nécessaire d’aider le corps à éliminer, et de stimuler les émonctoires ; les urines, la peau et les poumons.

Pour favoriser les éliminations par les reins, il faut boire beaucoup. Les liquides consommés seront un excellent accueil pour les acides à éliminer. L’idéal est de consommer des liquides après chaque miction et en quantité au moins équivalente à celle qui vient d’être éliminée. Boire entre 1,5L et 2L par jour serait une bonne proportion. Cela aura pour effet de stimuler le travail des reins et la fonction d’élimination des acides qu’ils remplissent parmi d’autres. Des préparations de plantes médicinales peuvent également être consommées pour favoriser ce travail.

Attention cependant, mieux vaut éviter de boire en mangeant car la dilution des enzymes dans l’eau entraînera une diminution de l’efficacité des processus de transformations alimentaires.

 

Ce paragraphe clos la première partie de cette description des bases du régime. Rendez vous dès à présent sur la seconde partie de l’article : « Les bases du Régime – Part 2« .

 

 

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