Êtes vous sensible aux aliments acides?

Après avoir lu l’article sur les 3 types d’aliments, vous savez que l’on peut classer les aliments en trois catégories, qui sont pour rappel:

  • les aliments acidifiants
  • les aliments alcalinisants
  • les aliments acides

La première catégorie représente les aliments qui, une fois ingérés et transformés, ont une action acidifiante sur notre organisme, car ils libèrent des acides. Il est très important de noter que ces aliments acidifiants le sont pour tout le monde.De même, les aliments présents dans la seconde catégorie, qui auront au contraire un effet alcalinisant sur le corps en apportant de multiples bases, seront alcalinisant quelque que soit la personne qui les consomme.

La troisième catégorie, quant à elle, est plus complexe… Les effets des aliments représentés par ce groupe, majoritairement reconnaissables à leur goût acide en bouche, seront dépendants de la personne qui les consomme.

Petit rappel des aliments acides : Agrumes, petits fruits acides, légumes acides tels que la tomate, yaourts, petit lait ,…

Mais alors, la question suivante peut se poser : « comment puis-je savoir quels effets, acidifiant ou alcalinisant, auront sur moi les aliments acides? » …

Test des aliments!

Testez-vous, tout simplement! Mangez davantage de fruits et autres aliments acides et observez-vous, vos réactions. Si vous ressentez de la fatigue, une sensation de froid, des douleurs articulaires ou tout autre maux pouvant avoir pour cause un excès d’acidité (liste en cours de rédaction), c’est que vous présentez une faiblesse métabolique à l’égard des acides, et il faudra donc faire attention à votre consommation. Dans le cas contraire, vous devriez vous sentir plus tonique, plus léger et en meilleure forme, les aliments acides représentant pour vous un apport bénéfique d’éléments alcalins.

Les réactions se font généralement ressentir très rapidement, dans les heures qui suivent la prise d’aliment acide. Pas besoin donc de noter quand on a pris un fruit et de surveiller les jours qui suivent. Le coup de pompe ou le mal-être/douleurs se feront vite ressentir.

D’ailleurs il n’est pas forcément nécessaire de se « gaver » de fruits ou de petit-lait, au risque de s’affaiblir, pour vérifier votre tolérance aux acides. Faites appel à vos souvenirs, et tâchez de voir si les réactions décrites ci dessus se produisent généralement après la consommation de framboises, agrumes ou tomates, ou lors d’une cure de jus de citron par exemple.

Attention cependant pour cette dernière. Les effets observés au courant d’une cure peuvent être trompeurs. En effet, le corps éliminera de façon accrue voire excessive quantité de toxines, provoquant ainsi de nombreuses manifestations de troubles qui peuvent s’apparenter à ceux d’un déséquilibre acido-basique. Or, ces réactions sont normales. Cependant pour pouvoir faire la différence entre une réaction dûe à la désintoxication provoquée par une cure et une faiblesse métabolique face aux acides, il conviendra de prêter attention à la durée des symptômes. Pour une cure, les troubles sont de relative courte durée, et s’estompent même avant la fin du régime. Pour une faiblesse de métabolisation, il y aura maintien des manifestations dans le temps voire accroissement au cours de la cure…

L’observation de nos réactions est donc une manière de savoir si manger des acides peut nous être néfaste ou au contraire bénéfique.

Mais, pour aller plus loin, il faut savoir qu’il existe une prédisposition en fonction de notre … tempérament!

Les tempéraments d’hippocrate

Mais encore? Sans rentrer dans les détails des théories d’Hippocrate, il existe d’une manière générale 4 types de personnes que l’on peut distinguer par leurs morphologies, leurs physionomies et leurs caractères. Ces catégories correspondent à 4 tempéraments différents, qui sont en fait notre nature intrinsèque, représentative de notre façon d’agir et de réagir. En effet, notre corps nécessite la présence de plusieurs entités vitales; dont le sang, la bile jaune, la bile noire et le phlegme. Pour Hippocrate, la prédominance d’une de ces substances (qu’il nommait par ailleurs « humeur », ce qui explique le terme employé dans la fameuse citation de tête de votre site préféré) sur les autres est la source de notre tempérament propre. Ainsi, une classification est apparue et chaque individu peut se retrouver dans une ou plusieurs (à différents degrés) catégories qui sont :

  • les « sanguins », lorsque le sang prédomine
  • les « bilieux » ou « colériques » pour la bile jaune,
  • les « flegmatiques » ou « lymphatiques » pour la phlegme
  • et les « nerveux » ou « mélancoliques » pour la bile noire.

Différents noms ont été apportés à ces catégories à travers les siècles, mais l’idée de base reste la même.

Le corps réagissant de manière différente suivant l’influence plus ou moins forte de chacune de ces « humeurs« , on comprendra alors que nos réponses face à différents stimuli diffèrent. La réponse face aux aliments acides ne déroge pas à la règle.

En naturopathie, qui tire ses sources comme de nombreuses autres médecines dans celle d’Hippocrate, on utilise trois autres catégories décomposables elles-mêmes en sous-groupes.

Ainsi, on trouvera le type « équilibré« , le type « sanguino-pléthorique » (ou « dilaté ») et le type « neuro-arthritique » (ou « rétracté »).

Si l’on fait une correspondance avec les tempéraments d’Hippocrate, on dira que :

  • les lymphatiques et les sanguins de stature bréviligne (à savoir trappus aux membres courts) sont des sanguino-pléthoriques
  • les bilieux et les nerveux de stature longiligne sont des neuro-arthritiques.

Selon notre morphologie, il est possible de se placer plus ou moins dans l’une ou l’autre de ces catégories, et ainsi de connaître notre réponse face à certains aliments dont les acides.

Les personnes de type sanguino-pléthoriques sont celles qui peuvent mieux profiter des aliments acides, par leur capacité à oxyder les acides faibles qu’ils contiennent pour en faire des bases profitables. Ce sont des personnes que l’on reconnaitra à leur physique plutôt robuste, leur teint rouge et leur caractère jovial et bon vivant. Elles ne craignent pas le froid et ont toujours chaud, aiment la bonne chair et ont un bon coup de fourchette. Ils ont en effet les capacités métaboliques pour manger, avec démesure parfois, tout ce qu’ils aiment. Pour ces personnes, le grand verre du jus d’orange ou de citron du matin n’est que bénéfique, le corps arrivant à profiter pleinement des différentes vitamines (dont les fameuses vitamines C pour lesquelles est préconisé le jus d’orange…) après avoir aisément éliminé les acides.

De l’autre côté, on trouvera ceux qui ne sauront pas ou mal métaboliser les acides faibles contenus dans les aliments acides. Ces personnes dites neuro-arthritiques sont reconnaissables à leur nature frileuse, un peu maigrichonnes, avec des poignets et des chevilles très fins. Elles sont fines et longilignes, à la peau plutôt pâle et ne mangent pas beaucoup. Elles ont en outre tendance à se surmener sur le plan mental. Au niveau du thorax, qui est assez dominant sur le plan morphologique, les côtes descendent très bas laissant peu d’espace aux organes digestifs ce qui les oblige, en cas d’excès alimentaires, à préserver leur fonction digestive sous peine de lourdeurs, nausées, maux de tête,…

Ce sont donc ces personnes qui n’arrivent pas à oxyder les acides faibles, notamment lorsque le repas a été copieux et qui donc s’acidifient… En reprenant l’exemple du jus d’agrumes du matin, là où le sanguino-pléthorique sera en pleine forme après en avoir consommé, le neuro arthritique aura de grandes chances de grelotter ou de se sentir affaibli tout au long de la journée, le corps travaillant dur à l’élimination des acides consommés.

Bien entendu la séparation brute en deux catégories bien distinctes n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais chacun pourra aisément reconnaître sa tendance naturelle.

Mais alors, peut-on se passer des acides ?

A l’inverse des aliments acidifiants, indispensables à notre alimentation, les aliments acides peuvent être supprimés ou aisément remplacés dans le cas où ils ont un effet acidifiant sur nous. On peut aussi modifier notre manière de les consommer. Pour les fruits par exemple, ils perturbent en général la digestion des aliments auxquels ils sont associés. Si un sanguino-pléthorique peut très bien s’en accommoder de part ses capacités métaboliques, les neuro-arthritiques vont quant à eux en être fortement dérangés comme on l’a vu plus haut. Si l’envie de manger un fruit se fait malgré tout irrésistible, le meilleur moment pour eux est alors de les consommer bien en dehors des repas, vers 17h, quand la température corporelle est la plus haute, ce qui favorise l’oxydation.

Concernant les autres types d’aliments acides, de multiples possibilités existent pour les remplacer.

Ce point fera l’objet d’un article dédié qui je l’espère, donnera des bonnes pistes de changement d’habitudes alimentaire à ceux qui comme moi font malheureusement partie des « neuro arthritiques »…

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